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L’Organisation mondiale de la santé a lancé une alerte liée à Ebola en Afrique centrale. Si vous avez un voyage prévu, voici les points essentiels à garder en tête.

L’Organisation mondiale de la santé a déclaré une nouvelle urgence de santé publique de portée internationale à la suite d’une épidémie d’Ebola en Afrique centrale. Le titre peut inquiéter, et il est normal qu’il suscite des questions si vous prévoyez de voyager.
Mais la situation est plus précise qu’elle n’en a l’air : l’épidémie est localisée. L’essentiel est de comprendre si elle concerne, ou non, des destinations touristiques comme le Maroc, l’Égypte ou l’Afrique du Sud.
Le foyer de l’épidémie se situe en Ouganda et en République démocratique du Congo, où le virus a déjà provoqué de précédentes flambées. Pour l’instant, les organisations internationales soulignent qu’il s’agit d’une épidémie localisée, avec une transmission limitée à certaines zones et placée sous surveillance active.
La déclaration d’urgence ne signifie pas que nous sommes face à une pandémie, ni que la situation est hors de contrôle. Elle indique plutôt que les systèmes de réponse sont renforcés et que des mesures sont coordonnées afin de contenir la propagation. À ce jour, l’épidémie reste surveillée dans des zones spécifiques.
De leur côté, les États-Unis prennent déjà des mesures de précaution. Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains se sont appuyés sur le Title 42, une partie du droit fédéral américain relative à la santé publique. Ces dispositions permettent aux autorités de limiter temporairement l’entrée sur le territoire lorsqu’il existe un risque d’importation d’une maladie transmissible.
Même si ces règles existent depuis les années 1940, le Title 42 est aujourd’hui surtout connu pour son utilisation pendant la pandémie de COVID-19. En mars 2020, il a notamment servi à limiter l’entrée de migrants à la frontière des États-Unis.
Une précision importante s’impose ici : la situation sanitaire n’est pas la même partout en Afrique. Même si l’alerte sanitaire paraît sérieuse, l’épidémie se concentre dans certaines zones de la République démocratique du Congo, en particulier en Ituri, ainsi que dans des cas liés en Ouganda.
Dans le même temps, les Centers for Disease Control and Prevention ont émis des avis de niveau 3 - éviter les voyages non essentiels - pour le Liberia, la Guinée et la Sierra Leone. Ce ne sont pas des destinations touristiques habituelles, mais cela permet de mieux comprendre où le niveau d’alerte est réellement plus élevé.
Le Maroc et la Tunisie se trouvent à des milliers de kilomètres du foyer de l’épidémie. Aucune alerte spécifique liée à Ebola n’y est en vigueur et, dans le cas de la Tunisie, la seule alerte actuelle reste l’alerte mondiale habituelle concernant la rougeole.
Le Cap-Vert ne figure dans aucun avis lié à Ebola et conserve ses recommandations sanitaires habituelles pour les voyageurs.
Au Sénégal, il n’existe pas non plus d’alerte liée à Ebola, même si le pays apparaît dans l’avis mondial concernant la poliomyélite. Il est donc conseillé de vérifier ses vaccinations avant le départ.
Ni le Kenya ni la Tanzanie ne font l’objet d’alertes liées à Ebola. Les recommandations restent centrées sur les précautions habituelles : vaccinations à jour, protection contre les piqûres d’insectes et vigilance concernant l’eau et les aliments.
En Tanzanie, y compris à Zanzibar, l’alerte mondiale concernant la poliomyélite reste en vigueur. En pratique, le risque sanitaire réel reste davantage lié au paludisme ou aux infections courantes qu’à Ebola.
L’Afrique du Sud se situe totalement en dehors du foyer de l’épidémie et ne fait l’objet d’aucune alerte liée à Ebola. Les recommandations sont les recommandations habituelles, avec quelques avis ponctuels, comme celui concernant la rage chez la faune marine dans certaines zones.
L’Égypte n’est pas liée à l’épidémie actuelle et ne présente aucune alerte concernant Ebola. Les recommandations portent sur les précautions habituelles : vaccinations, sécurité alimentaire et mesures de base en voyage.
Ebola ne se transmet pas facilement ni par simple contact. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la transmission se fait par contact direct avec les liquides biologiques d’une personne infectée ou avec des surfaces contaminées. Le virus ne se transmet pas par voie aérienne, comme un rhume, ni par contact occasionnel. Il nécessite une exposition directe dans des contextes très précis, généralement liés aux soins médicaux ou à une prise en charge rapprochée d’une personne malade.
C’est pourquoi le risque pour les touristes est très faible, surtout s’ils ne se rendent pas dans les zones touchées.
À ce jour, pas de manière généralisée. Ni l’OMS ni d’autres organismes n’ont recommandé de fermer les frontières ou de limiter les vols à cause de cette épidémie.
Ce qui peut en revanche arriver, comme c’est souvent le cas dans ce type de situation, c’est la mise en place de contrôles sanitaires dans les aéroports. Cela peut inclure des contrôles de température à l’arrivée, des formulaires sanitaires pour les voyageurs en provenance de zones touchées et une surveillance renforcée des liaisons avec des pays comme l’Ouganda ou la République démocratique du Congo.
Si vous avez des billets pour une destination africaine dans les prochaines semaines, voici ce que recommandent les organismes officiels et les experts en santé internationale :
Consulter les conseils aux voyageurs actualisés
Avant le départ, consultez le site du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, notamment la rubrique Conseils aux voyageurs, et vérifiez les informations concernant le pays où vous vous rendez. C’est le moyen le plus simple de savoir si de nouvelles alertes ou restrictions ont été ajoutées à la dernière minute.
Éviter les zones précises touchées par l’épidémie
Si votre itinéraire inclut des pays où un foyer actif est signalé, comme l’Ouganda ou la République démocratique du Congo, vérifiez attentivement les régions concernées et les éventuelles restrictions internes.
Souscrire une assurance voyage avec couverture médicale
C’est une recommandation générale, mais elle prend encore plus de sens dans ce contexte. Assurez-vous que votre contrat couvre l’assistance médicale et, si possible, le rapatriement médical.
Respecter les mesures d’hygiène de base
Lavage fréquent des mains, absence de contact avec des personnes malades et prudence dans les environnements médicaux. Ce n’est pas de l’alarmisme, mais de la prévention de base.
Rester informé avant et pendant le voyage
La situation peut évoluer. Disposer d’un accès à Internet avec une SIM locale ou une eSIM, et consulter les sources officielles quelques jours avant le départ puis pendant le voyage, reste essentiel pour éviter les mauvaises surprises.
Vous pouvez déjà respirer. Si votre voyage vous mène vers des destinations touristiques habituelles comme le Maroc, l’Égypte, l’Afrique du Sud ou le Kenya, cette alerte ne change pas vos plans. L’épidémie est localisée et ne concerne pas ces pays. L’essentiel est d’éviter les zones précises touchées, de rester joignable et de suivre les informations officielles.